Posez vos questions
Retour vers Posez vos questions#45 — Comment vous guarantissez qu'il n'aura pas de pollution et qui sera responsable en cas de force majeure ?
Réponse publiée
Bonjour,
Nous avons bien pris note de votre contribution.
(1) La qualité de l'air mesurée aujourd'hui par AirParif dans l'environnement du projet en matière de NOx et de PM2.5 respecte la Directive européenne sur la qualité de l'air ambiant applicable au 1er janvier 2030 (source : https://www.airparif.fr/surveiller-la-pollution/bilans-et-cartes-annuels-de-pollution)
Pour caractériser précisément l'état initial, d'importantes campagnes de prélèvements (air, sols, eau) sont menées tout au long de l'année 2026 autour du site et dans les communes limitrophes, sous le contrôle de l'Agence Régionale de Santé (ARS).
Sur chacun des points, les prélèvements d’air permettront de quantifier, selon des méthodes normées, plusieurs paramètres : Poussières, métaux, dioxines et furanes (PCDD/F), hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP), acide chlorhydrique (HCl), acide fluorhydrique (HF), dioxyde de souffre (SO₂), dioxyde d’azote (NO2), ammoniac (NH3), monoxyde de carbone (CO), granulométrie des particules fines (PM10 et PM2,5) …
A partir de ces éléments et avec des modélisations de dispersion des émissions du projet, l'étude quantitative des risques sanitaires (EQRS) permettra d'évaluer les risques sur les populations dans un rayon de plusieurs kilomètres liés aux émissions de la chaufferie.
Le traitement des fumées s'appuie sur une architecture multicouche combinant les Meilleures Techniques Disponibles (MTD) :
- Triple prévention contre les dioxines et furanes : Leur formation est empêchée par la combustion à 1 200 °C, le refroidissement maîtrisé des fumées en sortie de chaudière sous 190 °C et l'adsorption sur charbon actif ou coke de lignite activé.
- Injection de bicarbonate de sodium et charbon actif : Le bicarbonate de sodium neutralise les gaz acides (HCl, HF, SO₂), tandis que le charbon actif ou coke de lignite activé piège par adsorption les dioxines, furanes et métaux lourds résiduels à l'état de traces.
- Dépoussiérage et traitement DeNOx (SCR) : L'association de filtres à manches et de cyclones en sortie de chaudière et des échangeurs permet de capter les poussières fines avec un rendement annoncé supérieur à 99%. Une unité de DeNOx catalytique (SCR) injecte de l'ammoniac ou de l’urée dans les gaz de combustion en présence d’un catalyseur provoquant une réaction chimique qui convertit les oxydes d’azote (NOx) en azote inoffensif et en vapeur d'eau.
(2) La chaufferie Thermo-sur-Seine ne détruit aucun espace vert et ne bloque pas le développement urbain. Elle s'implante sur 6,7 hectares de l'ancienne centrale à charbon d'EDF aux Ardoines, un site fermé et inaccessible depuis 2015. Le projet s'inscrit en pleine cohérence avec les Orientations d'Aménagement et de Programmation (OAP) du Plan Local d'Urbanisme intercommunal (PLUi), qui prévoient la création de la voie urbaine Tzen 5, le développement d'un parc en bord de Seine et la réservation formelle de cette emprise pour la production d'énergie décarbonée.
Le projet génère des compensation financières et territoriales directes :
- 3 M€ par an de fiscalité pérenne (taxe foncière et CFE) versés au territoire, répartis entre la Ville de Vitry-sur-Seine, l'EPT Grand-Orly Seine Bièvre et le Département du Val-de-Marne.
- 2 M€ de taxe d'aménagement perçus directement dès la phase de chantier.
- Un tarif préférentiel réduit accordé au réseau de chaleur local de Choisy-Vitry dès la mise en service de l'installation, assurant une baisse de facture directe pour les logements sociaux, hôpitaux et écoles raccordés.
La rumeur évoquant 17 postes est inexacte. L'exploitation et la réalisation de l'infrastructure mobilisent un volume d'emplois très supérieur :
• 130 emplois directs pérennes pour l'exploitation au quotidien des sites, dont 110 postes basés à Vitry-sur-Seine et 20 à Ris-Orangis.
• Une trentaine d'emplois dédiés à la navigation fluviale pour le transport par barges sur la Seine.
• 500 emplois mobilisés pendant la phase de chantier
Le projet permettra à des jeunes de se former à des métiers d’avenir, en alternance et en apprentissage ou grâce à des postes accessibles dès le niveau Bac.
La chaufferie de Thermo-sur-Seine n'est pas une usine d'incinération d'ordures ménagères, elle ne traite pas d’ordures ménagères. Le projet n'a donc aucun impact sur la Taxe d'Enlèvement des Ordures Ménagères (TEOM) des riverains.
L'installation utilise uniquement des Combustibles Solides de Récupération (CSR), c'est-à-dire les refus de tri normés et traçables issus des entreprises et activités économiques (DAE). Ce sont les entreprises préparatrices de CSR qui versent une indemnité au concessionnaire pour prendre en charge leurs déchets triés. Cette recette perçue sur le combustible permet d'abaisser le coût de production de la chaleur au profit des abonnés du réseau.
(3) L'installation de la chaufferie à Vitry-sur-Seine est conçue pour maintenir son fonctionnement jusqu'à un niveau de crue de la Seine R0.90 (correspondant à 90 % de la cote d'une crue centennale de référence). La Seine restant ouverte à la navigation en dehors de Paris jusqu'à des niveaux d'eau très élevés, la logistique par barges présente une résilience supérieure aux axes routiers en cas de montée des eaux.
Si ce niveau d'eau de R0.90 venait à être dépassé :
- le transport fluvial est suspendu
- les routes d’accès dans la zone industrielle ne sont plus praticables
- l’installation est totalement arrêtée
Durant cette période exceptionnelle de mise à l'arrêt, la fourniture de chaleur du réseau métropolitain est intégralement reprise par les installations de secours situées sur d'autres sites interconnectés hors zone de risque, garantissant la continuité de service sans forcer le fonctionnement du site de Vitry.
Pour prévenir tout risque de pollution en cas de crue de la Seine, la chaufferie et ses équipements ont été conçus de manière étanche afin d'être protégés jusqu'à la cote de la crue centennale de référence.
Des études hydrauliques spécifiques sont conduites en 2026 pour préciser les mesures et aménagements à prévoir pour garantir la conformité du projet au PPRI.
(4) Rappelons que Thermo-sur-Seine n'est pas un incinérateur de déchets bruts, mais une installation de production de chaleur utilisant un combustible préparé, trié et contrôlé pour approvisionner le réseau de chauffage urbain.
La mise en service de Thermo-sur-Seine s'accompagnera de l'arrêt définitif de la centrale de cogénération à gaz de Vitry-sur-Seine (371 MW) et de la centrale à gaz d'Ivry-Confluence (350 MW), retirant 721 MW de puissance fossile du territoire sud-est.
Il n’y aura aucun empiétement sur les espaces verts ou résidentiels, l'installation s'implante sur 6,7 hectares de l'ancienne centrale à charbon d'EDF, fermée depuis 2015. Ce site déjà intégralement artificialisé est dédié à la production d'énergie depuis 1906. Son affectation à une production d'énergie décarbonée est inscrite au Plan Local d'Urbanisme intercommunal (PLUi).
Le projet de Thermo-sur-Seine génèrera par ailleurs des retombées économiques et sociales directes pour les habitants de Vitry largement développées au point (2).
(5) Thermo-sur-Seine n'est pas un incinérateur d'ordures ménagères brutes mais une chaufferie industrielle alimentée exclusivement par des Combustibles Solides de Récupération (CSR) normés et tracés.
L'idée selon laquelle la création d'une unité CSR « tuerait le tri » repose sur une méconnaissance de la filière CSR. Contrairement à un incinérateur classique qui brûle des poubelles brutes non triées, on ne peut pas fabriquer de CSR sans un tri industriel préalable très poussé. Le CSR utilise uniquement la fraction ultime non recyclable : Les CSR sont composés exclusivement des refus de tri et des résidus composites (encombrants, textiles, mélanges complexes) qui ne disposent d'aucune filière de recyclage matière technique ou économique à ce jour.
Une fois ses 3 lignes de production pleinement opérationnelles, la chaufferie consommera un maximum de 450 000 tonnes par an de CSR. L'Île-de-France produit chaque année 6 millions de tonnes de Déchets d'Activités Économiques (DAE). L'installation est dimensionnée très en deçà du gisement existant, ce qui exclut tout risque de dépendance contraignant à maintenir un niveau élevé de déchets.
(6) Sur le site de la chaufferie de Vitry-sur-Seine, la gestion des résidus de combustion distingue deux catégories de sous-produits soumises à des filières séparées et strictement encadrées :
(a) Les mâchefers (cendres sous foyer)
Ce sont des résidus solides inertes et non dangereux. Collectés en bas de chaudière, ils sont chargés sur des camions puis acheminés vers des centres spécialisés pour être traités et valorisés (notamment pour une réutilisation en sous-couches routières ou matériaux de construction).
(b) Les cendres volantes (résidus de dépoussiérage)
Il s'agit de résidus classés dangereux qui piègent les réactifs et les poussières fines arrêtés par les filtres. Dès leur captage par les filtres à manches et cyclones en sortie de chaudière et des échangeurs, les cendres volantes sont immédiatement transférées dans des compartiments et silos scellés et hermétiques afin d'interdire toute dispersion dans l'air ou l'environnement. Elles sont évacuées par des camions-citernes étanches vers des centres réglementés spécialisés où elles suivent un processus de stabilisation avant d'être orientées en centre de stockage de déchets dangereux (ISDD).
L'évacuation des cendres et mâchefers, combinée à la livraison des réactifs de dépollution, représente un trafic moyen de 10 camions par jour.
Nous restons à votre écoute.
L’équipe projet
1. Même si on hypothétise que le Thermo est une usine de dernière génération et vraiment aux normes , quel est l’effet cumulatif de la superposition des pollutions de 4 incinérateurs? Et surtout pour les composants qu’on ne mesure pas encore? Santé, environnement.
Le Val-de-Marne a déjà 3 incinérateurs. Un 4e crée une superposition de pollution (dioxines, métaux lourds, particules fines) sans équivalent en Île-de-France, sur 500 000 habitants sans zone tampon. -- Révélez votre technologie et etudes de risques. Le Dalkia pendant la réunion publique à Vitry a indiqué qu'il y a des filtres à charbon et du bicarbonate de soude (!) prévus pour le traitement des fumées - c'est vraiment votre nouvelle technologie vertueuse?
2. Impact économique négatif sur les vitriots.
— L'incinérateur déprécie l'immobilier et bloque le développement d'une ville qui cherche à se revaloriser. — Très peu d’emplois locaux réels (17 postes?).
— Impact sur la taxe de traitement des déchets. Brûler n’incite pas à réduire ou revaloriser les déchets:
La taxe de traitement des déchets a augmenté de 20 % en 5 ans — sans politique de réduction des déchets, la facture continuera de grimper. Comment pensez-vous compenser les riverains qui vont perdre l’attrait de leurs villes et la valeur de leurs logements à cause de votre installation?
3. Construction dans la zone inondable. Le site envisagé est en zone à risque d'inondation — une infrastructure industrielle lourde en bord de Seine représente un danger aggravé de pollution aiguë en cas de crue.
4. Injustice sociale
Les incinérateurs franciliens sont systématiquement imposés aux communes populaires, jamais aux villes aisées. Vitry — dense, avec de nombreuses écoles — supporte déjà une charge environnementale disproportionnée.
5. Verrouillage de production des déchets. Un incinérateur exige un volume garanti de déchets pour être rentable. Construire une 4ème unité tue toute politique de réduction : pourquoi trier si on peut brûler ?
6. Que allez-vous faire avec macheferes - sérieusement 40-80 mille tonnes de macheferes et cendres toxiques seraient traitées et stockées où ? à Rungis??
Le Val-de-Marne a déjà 3 incinérateurs. Un 4e crée une superposition de pollution (dioxines, métaux lourds, particules fines) sans équivalent en Île-de-France, sur 500 000 habitants sans zone tampon. -- Révélez votre technologie et etudes de risques. Le Dalkia pendant la réunion publique à Vitry a indiqué qu'il y a des filtres à charbon et du bicarbonate de soude (!) prévus pour le traitement des fumées - c'est vraiment votre nouvelle technologie vertueuse?
2. Impact économique négatif sur les vitriots.
— L'incinérateur déprécie l'immobilier et bloque le développement d'une ville qui cherche à se revaloriser. — Très peu d’emplois locaux réels (17 postes?).
— Impact sur la taxe de traitement des déchets. Brûler n’incite pas à réduire ou revaloriser les déchets:
La taxe de traitement des déchets a augmenté de 20 % en 5 ans — sans politique de réduction des déchets, la facture continuera de grimper. Comment pensez-vous compenser les riverains qui vont perdre l’attrait de leurs villes et la valeur de leurs logements à cause de votre installation?
3. Construction dans la zone inondable. Le site envisagé est en zone à risque d'inondation — une infrastructure industrielle lourde en bord de Seine représente un danger aggravé de pollution aiguë en cas de crue.
4. Injustice sociale
Les incinérateurs franciliens sont systématiquement imposés aux communes populaires, jamais aux villes aisées. Vitry — dense, avec de nombreuses écoles — supporte déjà une charge environnementale disproportionnée.
5. Verrouillage de production des déchets. Un incinérateur exige un volume garanti de déchets pour être rentable. Construire une 4ème unité tue toute politique de réduction : pourquoi trier si on peut brûler ?
6. Que allez-vous faire avec macheferes - sérieusement 40-80 mille tonnes de macheferes et cendres toxiques seraient traitées et stockées où ? à Rungis??