Posez vos questions
Retour vers Posez vos questions#44 — Pourquoi exporter les impacts hors de Paris ?
Implantation et insertion territoriale du projet
Réponse publiée
Bonjour,
Nous avons bien pris note de votre contribution.
Le réseau de chaleur urbain n'est pas un système exclusivement parisien. Il est interconnecté à l'échelle métropolitaine et dessert 17 communes franciliennes, dont 6 situées dans le Val-de-Marne (Charenton-le-Pont, Choisy-le-Roi, Gentilly, Le Kremlin-Bicêtre, Ivry-sur-Seine et Vitry-sur-Seine).
L'implantation à Vitry-sur-Seine ne résulte pas d'une « exportation » des contraintes, mais d'une nécessité technique et écologique de substituer les énergies fossiles là où elles sont produites. Le projet Thermo-sur-Seine permet l'arrêt définitif de la centrale de cogénération à gaz de Vitry-sur-Seine (371 MW) et de la centrale à gaz d'Ivry-Confluence (350 MW), éliminant ainsi 721 MW de puissance gaz fossile du territoire sud-est de la métropole.
Dans le cadre de la préparation du renouvellement de la concession, une dizaine de sites ont été explorés dans le sud-est parisien avant de retenir Vitry-sur-Seine.
La construction d’une chaufferie de 333 MW délivrant 1,6 TWh/an de vapeur sur le réseau de chaleur nécessite le cumul indissociable de pré-requis techniques majeurs :
- Une parcelle d'un seul tenant d’une surface de 6 à 7 hectares minimum : Ni Paris intra-muros, ni le secteur Charenton ne disposent d'une parcelle industrielle d'un seul tenant de 6 à 7 hectares vacante et disponible pour accueillir une infrastructure énergétique de cette envergure.
- Un accès fluvial direct sur la Seine : Indispensable pour assurer l'acheminement et le déchargement 100 % par barges.
- La proximité immédiate du feeder de vapeur existant : Nécessaire au raccordement direct à la dorsale structurante du réseau.
Le choix du site ne repose donc pas sur une décision d'opportunité d'aménagement, mais sur l'impossibilité physique d'implanter l'infrastructure requise hors du site retenu.
Le site des Ardoines à Vitry intégrait explicitement dans l'OAP du Plan Local d'Urbanisme intercommunal (PLUi) la réservation d'une emprise pour la reconstruction d'un site de production d'énergie non fossile.
Nous restons à votre écoute.
L’équipe projet
• Si cette installation est considérée comme indispensable aux Parisiens, pourquoi ne pas l’implanter dans Paris intra-muros ?
• Les habitants du Val-de-Marne et de l’Essonne doivent-ils supporter les nuisances potentielles d’une infrastructure principalement destinée à alimenter Paris ?
• Le principe de proximité, régulièrement mis en avant dans les politiques environnementales, ne devrait-il pas conduire à produire l’énergie au plus près des consommateurs ?
• Si cette installation est aussi vertueuse qu’annoncée, qu’est-ce qui empêcherait son implantation au sein même de la capitale ?
Les grands fonciers disponibles dans Paris ont-ils réellement été étudiés ?
• La SEMOP peut-elle démontrer que l’ensemble des réserves foncières stratégiques parisiennes a été étudié avant de retenir Vitry ?
• Le secteur Charenton, où la SNCF dispose encore de plusieurs hectares de foncier et qui fait actuellement l’objet d’échanges avec la Ville de Paris dans le cadre de l’aménagement de la ZAC, a-t-il été examiné ?
• Si cette hypothèse a été étudiée :
o quelles conclusions ont été tirées ?
o pourquoi a-t-elle été écartée ?
o les études peuvent-elles être rendues publiques ?
• Si elle n’a pas été étudiée, pourquoi écarter l’une des dernières grandes opportunités foncières parisiennes ?
• Les habitants du Val-de-Marne et de l’Essonne doivent-ils supporter les nuisances potentielles d’une infrastructure principalement destinée à alimenter Paris ?
• Le principe de proximité, régulièrement mis en avant dans les politiques environnementales, ne devrait-il pas conduire à produire l’énergie au plus près des consommateurs ?
• Si cette installation est aussi vertueuse qu’annoncée, qu’est-ce qui empêcherait son implantation au sein même de la capitale ?
Les grands fonciers disponibles dans Paris ont-ils réellement été étudiés ?
• La SEMOP peut-elle démontrer que l’ensemble des réserves foncières stratégiques parisiennes a été étudié avant de retenir Vitry ?
• Le secteur Charenton, où la SNCF dispose encore de plusieurs hectares de foncier et qui fait actuellement l’objet d’échanges avec la Ville de Paris dans le cadre de l’aménagement de la ZAC, a-t-il été examiné ?
• Si cette hypothèse a été étudiée :
o quelles conclusions ont été tirées ?
o pourquoi a-t-elle été écartée ?
o les études peuvent-elles être rendues publiques ?
• Si elle n’a pas été étudiée, pourquoi écarter l’une des dernières grandes opportunités foncières parisiennes ?