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#381 — Concrètement combien de kilogrammes de résidus de combustion seront répandus dans l'atmosphère autour de l'incinérateur, et jusqu'à combien de kilomètres autour ?

Réponse publiée
Bonjour,
Nous avons bien pris note de votre contribution.
 
Le procédé de combustion émet très majoritairement de la vapeur d’eau et du dioxyde de carbone, deux composés naturellement présents dans l’air. Ces composés sont mélangés à de l’air constitué principalement d’azote et d’oxygène.
Des substances polluantes, sous forme gazeuse ou particulaire, sont également émises, dans des quantités bien moindres ; ces quantités sont réglementées en application de la directive européenne sur les émissions industrielles.
L’arrêté du 12 janvier 2021 précise les différentes substances réglementées ainsi que les valeurs limites d’émission associées à chacune. Ces valeurs limites représentent les concentrations maximales de chacune de ces substances, par m3, en sortie de cheminée.
Les « déchets de combustion » émis dans l’atmosphère, évoqués dans la question peuvent être assimilées aux poussières émises. Pour la future installation, celle-ci émettrait au maximum 6,2 tonnes de poussières par an. Cette installation a vocation à remplacer deux installations existantes, à Vitry-sur-Seine et Ivry-sur-Seine, qui auront émis pendant plusieurs années au préalable jusqu’à 6,6 tonnes de poussières par an.
La nature chimique de ces poussières résulte de la constitution du combustible et des conditions de combustion. Ces poussières peuvent contenir des minéraux, des sels solubles, mais aussi des métaux lourds ou des molécules plus élaborées, comme des dioxines ou furanes. Les substances polluantes seront contrôlées en continu ou par des mesures périodiques, mises en œuvre par des laboratoires indépendants, agréés.
Les courbes de dispersion des particules PM10 (d’une taille inférieure à 10 microns) et PM2.5 (d’une taille inférieure à 2,5 microns) ont été modélisées dans le cadre de l’évaluation quantitative des risques sanitaires. Les dépôts de particules se trouvent très majoritairement dans un rayon de moins d’un kilomètre du site du projet.
Selon leur taille, les particules pénètrent plus ou moins profondément dans le système respiratoire. Elles peuvent ainsi pénétrer dans les voies pulmonaires jusqu’aux alvéoles. Les plus petites d’entre elles sont également susceptibles de franchir les barrières du poumon et de passer dans le sang. L’exposition aux particules augmente la probabilité de développer des maladies respiratoires et des maladies du système cardiovasculaire.
Pour la flore ou les plantes, les principaux impacts résultent du dépôt de particules sur les feuilles, qui peut limiter le processus de photosynthèse et ralentir la croissance de la plante. Les dépôts au sol peuvent entraîner progressivement une accumulation de métaux lourds ou polluants organiques persistants dans les sols, qui peut contaminer les plantes par les racines.
 
Nous restons à votre écoute.
L’équipe projet
J'ai participé à l'entretien de tours aéroliques de refroidissement où circulaient plusieurs tonnes d'eau déminéralisée à 0,1 ppm (parties pour millions), et malgré que cette eau soit pratiquement pure, jusqu'à 2 tonnes de calcaires par an se déposaient dans le refroidisseur.

Alors, vu les 450.000 tonnes de déchets brûlés dans ce futur incinérateur, quelle sera la quantité en kilogrammes de déchets de combustion qui s'échappera malgré tous les filtres dans l'atmosphère ?
Quels sera la nature chimique exacte de ces déchets volatiles dispersés dans l'atmosphère ?
Et jusqu'à quelle distance moyenne et maximale ces déchets pourraient-ils se déposer ?
Quels risques sanitaires ces déchets représenteront-ils pour tous les êtres vivants autour, faune et flore comprises ?

Merci par avance de répondre en termes simples et compréhensibles par tous les citoyens habitant autour de ce projet.