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#9 — Sur la pertinence face au réchauffement climatique, la gestion des pics et le risque de surdimensionnement

Portage, objectifs et finalité du projet Caractéristiques et fonctionnement du projet Enjeux sanitaires et environnementaux
Réponse publiée
Bonjour,
Nous avons bien pris note de votre contribution.
 
(1) Le projet entraîne l'arrêt de la cogénération gaz de Vitry-sur-Seine (371 MW, Consommation annuelle de gaz de 1.500GWh ) et l'arrêt complet de la centrale à gaz d'Ivry-Confluence (350 MW, Consommation annuelle de gaz de 125 GWh ), soit une puissance fossile totale de 721 MW et une consommation annuelle de gaz de 1.625GWh retirées du territoire.
La nouvelle chaufferie CSR de Vitry disposera d'une puissance de 333 MW et consommera 1.666 GWh de combustible CSR par an, soit autant que les installations gaz substituées .
 
(2) La chaufferie de Vitry s'intègre dans un réseau global interconnecté avec le maintien temporaire d’un appoint gaz décentralisé. À l'échelle du réseau global, la part du gaz sera réduite de 50 % à 22 % à l'horizon 2034. En cas de pic de froid extrême, la continuité de service sera assurée par des installations d’appoint gaz situées sur d'autres sites du réseau.
Au niveau local, Thermo-sur-Seine intègre ses propres outils de flexibilité pour s’adapter à la fluctuation des besoins du réseau de chaleur sans nécessiter de gaz sur place :
- La modularité des 3 lignes de production (une seule chaudière fonctionne l'été, les deux autres étant activées uniquement de mi-octobre à mi-mai selon les besoins)
- la régulation de puissance des chaudières
- Un système de stockage tampon d'énergie thermique.
 
(3) Les besoins de production de la nouvelle chaufferie ont été spécifiquement dimensionnés à l'échelle du réseau métropolitain en intégrant la baisse des consommations liée à la rénovation thermique des bâtiments et aux effets du changement climatique.
L'objectif de la chaufferie Thermo-sur-Seine n'est pas d'augmenter la production globale, mais de remplacer le gaz naturel — qui assure aujourd'hui 50 % de la production — afin de porter la part des énergies renouvelables et de récupération à 76 % en 2034, tout en compensant la diminution progressive de la chaleur fournie par les usines d'incinération du Syctom.
 
(4) La chaufferie n'a pas vocation à dissiper de la chaleur non valorisée dans l'environnement. Sa production est ajustée en continu à la demande réelle du réseau de chaleur.
 
(5) Pour ce qui est de la température de la Seine :
- Les chaudières fonctionnent en circuit fermé, sans aucun rejet d'eau dans le milieu naturel. La vapeur envoyée dans le réseau se condense chez les abonnés puis revient en partie (hors les fuites actuelles du réseau pour lesquels un programme de remise à niveau est bien prévu dans le cadre de la nouvelle concession) à la centrale pour être réinjectée dans le cycle.
- Le seul équipement échangeant des calories avec la Seine est la pompe à chaleur (PAC). Celle-ci puise des calories dans le fleuve pour préchauffer l'eau du circuit des chaudières. Ce prélèvement de calories entraîne un léger refroidissement de l'eau restituée à la Seine (de l'ordre de 2 à 3 °C), et en aucun cas un réchauffement du fleuve. Il n’y a pas de prélèvement d’eau permanent dans ce circuit, seules les calories sont extraites.
 
Nous restons à votre écoute.
L’équipe projet
Quelle est la puissance (en MW) et la production annuelle (en MWh) des centrales au gaz d'Ivry-Confluence et de Vitry par rapport à la future chaufferie CSR ?
Sachant que le gaz sert traditionnellement à répondre aux pics de froid grâce à sa réactivité, comment l'installation Thermo sur Seine — qui fonctionne en continu (énergie de ruban) — pourra-t-elle répondre à ces variations climatiques sans conserver d'importantes capacités de gaz en appoint ?
À l'horizon 2030 et au-delà, les projections climatiques prévoient une diminution des périodes de grand froid et une hausse des températures moyennes. Quel est l'intérêt de construire une infrastructure industrielle aussi lourde et difficile à arrêter si les besoins en chauffage baissent sur le long terme ? Comment comptez-vous évacuer ou valoriser les excédents de chaleur en période estivale ou lors des hivers exceptionnellement doux, et quel en sera l'impact environnemental (notamment sur la température de la Seine) ?